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Propergols solides britanniques (anciens)
Les premiers propergols solides étaient des propergols homogènes obtenus par extrusion à la presse (EDB, Extruded Double Base) ou par moulage (CDB, Cast Double Base). Les premiers propergols composites furent produits dès 1938, avant les début des hostilités. Après la guerre, les travaux s'orientèrent vers l'obtention de propergols composites à base de perchlorate et picrate d'ammonium et liant polyisobutylène.

Les moteurs britanniques de 17 pouces
Les premiers SAM de l'armée britannique (Red Shoes, qui deviendront Thunderbird), furent équipés de moteurs de croisière à propergols solide de 17 pouces (43.2 cm) de diamètre. Après quelques prototypes utilisant un moteur à ergols liquides, les véhicules du programme Red Shoes furent successivement propulsés par les moteurs Ratcatcher, Smoky Joe, Elkhound, Wolfhound et Albatross. Le moteur destiné à la fusée de sondage atmosphérique (qui allait devenir Skylark) fut créé à partir de l'expérience acquise avec ces derniers. Le Raven, obtenu en soudant ensemble trois tubes de Smoky Joe, contenait 840 kg de propergol composite (les versions ultérieures atteindront 1020 kg). Le Cuckoo, avec 180 kg de poudre, était moitié moins long que le Smoky Joe alors que le Golfinch, avec 310 kg environ, avait la même taille. Le dernier de la série, Rook, conçu pour une combustion rapide, était aussi long que le Raven et emportait 880 kg de poudre.

Propergols solides français (anciens)
Les premiers propergols solides étaient des propergols homogènes dont les blocs étaient obtenus par extrusion à la presse (SD) ou par moulage (Epictète). Au début des années 60, l'apparition des propergols composites permit la réalisation de blocs de plus grand diamètre ofrrant une meilleure impulsion spécifique. Trois catégories de propergols composites apparurent successivement : les Plastorgols à liant chlorure de polyvinyle, les Isorgols à liant polyuréthane et les Butargols à liant polybutadiène. Chacun d'eux existait en deux versions : sans additif aluminium (Plastolite, Isolite et Butalite) et avec additif aluminium (Plastolane, Isolane et Butalane).

Les moteurs français de 560 mm
Les blocs Vésuve de 550 mm de diamètre (moteurs d'environ 560 mm) furent d'abord des boosters de SAM tels que le Masurca de l'ECAN, les R422 et R431 de Matra ou le SE 4400 de la SNCASE. Les trois derniers utilisaient la version SEPR 732 (470 kg de Plastolite, environ 880 kNs en 4.5 s) qui devint plus tard le moteur de la fusée VE9 de la SEREB. Une version SEPR 734 (1020 kNs en 4.5 s) fut aussi développée pour le R422. Elle a ensuite été utilisée comme premier étage de la fusée Antarès de l'ONERA et comme booster de l'engin expérimental Vega de Nord Aviation. Ce Vésuve amélioré a aussi lancé les derniers engins Statex de l'ONERA.
Un programme technologique, mené en 1957-58 par le Service des Poudres, l'ONERA et la SEPR, conduisit au développement d'un moteur expérimental fonctionnant 15 à 20 s et utilisant un bloc de 550 mm nommé Stromboli. Ce bloc donna naissance aux propulseurs SEPR 737 de la fusée VE10 de la SEREB et SEPR 738 du Stataltex de l'ONERA. Le plus gros de la série était le SEPR 739 (1240 kg de propergol, 2850 kNs en 20 s) qui équipait le premier étage des fusées Bérénice, Tacite, Titus et Tibère - ainsi que le 2ème étage de Tibère - et au missile à statoréacteur X-422. Le SEPR 740 (738 kg de propergol, 1650 kNs en 18 s) était destiné au deuxième étage de Bérénice et Titus. Les fusées-sondes Dragon, Dauphin et Eridan utilisaient des propulseurs chargés avec des blocs Stromboli de 2 m de long baptisés S2 (686 kg de propergol, 1380 kNs en 16 s). Au cours des années 60, la Plastolane a remplacé la Plastolite.
Liste des tirs de Stromboli

IRIS (Italian Research Interim Stage)
Ce propulseur a été développé par Alenia en tant qu'étage de périgée pour les lancements de charge utiles de 600 à 950 kg réalisés depuis la Navette Spatiale. L'IRIS est composé essentiellement de deux éléments : la plateforme de lancement (ASE) réutilisable comprenant une table de mise en rotation (45-100 tr/min) et l'étage propulsif consommable avec son moteur à poudre (SRM). Le propulseur BPD mesure 1.94 m de long (avec la tuyère) pour 1.30 m de diamètre et pèse 1721 kg dont 1574 kg d'ergols (HTPB) en version nominale ou 1328 kg en version réduite (-25% d'ergols). Il fournit une impulsion totale de 4490 kNs en 79 sec dans le premier cas, 3370 kNs en 63 sec dans le second. La catastrophe de Challenger a réduit la carrière de l'IRIS à un seul lancement. Il avait également été proposé comme étage supérieur du lanceur Vega (1ère version).

Mage II
Ce propulseur a été développé par SEP/BPD/MAN en tant qu'étage d'apogée pour satellites géostationnaires. Il a également été proposé comme étage supérieur de la fusée Skylark 17. C'est un moteur de 1.52 m de long pour 77 cm de diamètre, pesant 530 kg dont 490 kg de poudre, et capable de fournir 1412 kNs en 44 secondes environ.


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